Un stage à Washington pour Stéphane Erickson
« Je ne serais pas la personne que je suis sans mon cheminement au Campus Saint-Jean », avoue le jeune Franco-Albertain Stéphane Erickson. Lui qui sera bientôt stagiaire à l’Organisation des États Américains, à Washington, vient de terminer un baccalauréat bilingue en administration des affaires de l’Alberta School of Business de l’Université de l’Alberta.
Le nouveau diplômé, qui a suivi la plupart de ses cours en français, se dit fier de terminer son baccalauréat avec la maîtrise de trois langues en poche. « Puisque je parle le français, l’anglais et l’espagnol, j’ai pu poser ma candidature pour la mission diplomatique canadienne », confie-t-il avec la tête haute.
D’après Stéphane Erickson, les cours offerts en français par l’Université de l’Alberta sont d’une très grande qualité. D’abord, les professeurs sont renommés et les liens entre les étudiants de son programme sont tissés serré. « Tout le monde se connaît, tout le monde s’entraide et cela fait en sorte qu’il y a une certaine fraternité entre nous », explique-t-il. Edmund Aunger est sans doute le professeur qui l’a inspiré le plus en matière de francophonie albertaine. « C’est un homme très impliqué pour la cause franco-albertaine », exprime M. Erickson. « Mes cours avec lui ont confirmé ma passion pour le droit. »
L’importance de l’engagement étudiant
Selon lui, les étudiants bilingues s’impliquent beaucoup dans leur communauté. « Ils savent que, pour vivre l’expérience universitaire au maximum, leur éducation post secondaire dépasse les limites de la salle de classe », ajoute celui à qui le monde ouvre tout grand ses bras.
Dans le contexte de la School of Business, les anglophones et les francophones se respectent mutuellement. Selon Stéphane Erickson, il n’y a ni préjugé, ni discrimination.
Si le Franco-Albertain a voulu faire son stage à l’Organisation des États américains, c’est qu’il se passionne pour les droits de la personne, tant constitutionnels que linguistiques. « Le but des États américains est d’assurer les droits de la personne dans les Amériques », clarifie le jeune bachelier. « Les États reconnaissent l’approche canadienne et la victoire assez importante du Canada en ce qui a trait aux droits fondamentaux en matière du droit linguistique », ajoute-t-il.
Outre son stage à Washington, le jeune homme a récemment reçu une bourse de la Fondation Baxter et Alma Ricard pour la poursuite de ses études en droit. « Je suis vraiment reconnaissant envers la Fondation », avoue-t-il. Cette bourse de 25 000$ lui permettra d’entamer des études en français à l’Université d’Ottawa l’an prochain. « C’est incroyable et en plus, il y a possibilité de la renouveler », conclut le bachelier.
Une belle carrière en perspective
Lorsqu’on demande à Stéphane Erickson où il se voit dans une dizaine d’années, la réponse est fort simple : il se voit travailler auprès de l’une des nombreuses organisations internationales qui siègent à Genève, en Suisse. Rien de moins!
